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Les espaces maritimes au cœur d'enjeux stratégiques de la mondialisation.

Les mers et les océans deviennent des espaces vitaux dans une économie mondialisée.

80% des échanges de matières premières et de produits manufacturés sont acheminés par une flotte constituée par des milliers de navires spécialisés – porte-conteneurs, minéraliers, vraquiers, pétroliers, méthaniers.

Ces échanges sont amenés à doubler de volume dans les années à venir. Ces échanges permettent de voir la hiérarchie des États dans la mesure où une vingtaine de pays contrôlent 80% de la flotte mondiale. Les fonds marins sont parcourus par un réseau d’oléoducs, de gazoducs et de câbles de télécommunication.

L’océan est plus que jamais l’espace dans lequel une superpuissance ou une puissance peut déployer ses capacités militaires et sa force de projection.

Les Etats sont en compétition pour les ressources maritimes

Comment est régi le droit de la mer ? 
Le droit de naviguer et commercer librement à travers le monde a été théorisé en 1609 par le Hollandais Hugo Grotius. Il s’agissait alors d’empêcher les Portugais de bloquer la route des Indes. En 1958, les Nations unies font une première tentative de codification du droit maritime, aussitôt remise en cause par les pays en développement. En 1982, après neuf années de négociations, la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (Unclos) est enfin signée à Montego Bay.
Elle n’entrera en vigueur qu’en 1994. Aujourd’hui, 167 Etats y adhèrent, même si elle entre souvent en contradiction avec le droit coutumier. La Chine l’a ratifiée, mais pas les Etats-Unis.

Que dit la convention de Montego Bay ?
Elle découpe la mer en tranches en fonction de son éloignement de la côte. Dans les «eaux intérieures» (ports, baies…), l’Etat côtier est souverain sur le sol, le sous-sol et l’espace aérien, et la présence de navires de guerre étrangers y est proscrite. Dans la «mer territoriale», jusqu’à 12 milles nautiques (22,2 kilomètres) des côtes, les navires étrangers disposent d’un droit de passage «inoffensif», et le droit de police s’exerce jusqu’à 24 milles. Nerf de la guerre, la «zone économique exclusive» (ZEE) s’étend jusqu’à 200 milles, soit 370 kilomètres. L’Etat côtier y maîtrise la pêche, la construction d’ouvrages et l’exploitation du sol et du sous-sol, mais la navigation y est libre pour tous, y compris pour des exercices militaires - dans certains cas, le droit d’exploiter les ressources du sous-sol s’étend même jusqu’à 350 milles (650 kilomètres) du rivage.
Au-delà, c’est la «haute mer», territoire appartenant à la fois à personne et à tout le monde. Les chevauchements de zones et les nombreux litiges entre pays y sont, en général, réglés par le biais de négociations bilatérales. Les Etats y ont aussi une obligation de préservation de l’environnement.